La Conversion Miraculeuse de Madeleine Aumont

"Sans l'Esprit-Saint, l'homme n'est rien, ne peux rien.
Il faut prier par amour car sans l'Esprit de Dieu
nous ne sommes rien. Il veuille sur nous
sans cesse. Dites-le à tous."

Madeleine Aumont 1970

Introduction à la conversion de Madeleine

En 1970, Madeleine Aumont, femme au parcours simple, connut une transformation spirituelle qui bouleversa le cours de sa vie. Issue d’une famille modeste et mère de cinq enfants, Madeleine vivait dans une foi en sommeil depuis plusieurs années. Encouragée par sa mère à renouer avec la pratique religieuse, elle décida, à l’occasion des Pâques, de se confesser après quatre ans d’éloignement. Ce geste d’humilité, bien qu’initié pour faire plaisir à sa mère, marqua le début d’un cheminement intérieur exceptionnel.

C’est lors de sa deuxième communion après sa confession qu’elle ressentit une paix intérieure indescriptible. Cette sensation, qu’elle qualifia plus tard de « rencontre avec la présence réelle du Christ », transforma son âme. À la troisième communion, le 12 avril 1970, elle vécut une expérience mystique profonde : Madeleine se sentit entièrement enveloppée par le Christ. Elle décrivit cet instant comme une découverte d’un « autre monde », une rencontre personnelle avec le divin qui éleva son cœur et son esprit à un état de grâce.

Cette conversion soudaine ne fut pas sans conséquence. Madeleine s’engagea dans une vie de prière et de service, aspirant à se rapprocher du Christ dans chaque moment du quotidien. Cette rencontre mystique, vécue dans l’intimité de son âme, marqua le prélude à une mission divine plus vaste. À travers son expérience, elle incarne l’amour infini de Dieu pour Ses enfants, offrant un témoignage vivant de la puissance transformatrice de la grâce.

Qui est Madeleine Aumont ? (Audio)

Qui est Madeleine Aumont ? (Transcription)

Madeleine Haumont est née le 27 octobre 1924, à quelques kilomètres de Dauzulé. Après son apprentissage de couturière, elle s'est mariée en 1948, a élevé avec son mari leurs cinq enfants et a mené une vie de travail et de mère de famille.

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La première communion après la confession, vous n'avez pas eu la présence d'elle ?

Non, absolument pas.

Vous avez fait une communion normale ?

Une communion normale. Et puis alors, comme je m’étais confessée, je me dis :

« je suis à peu près en état de grâce, alors je vais communier encore dimanche, après Pâques, donc, arrêter pour reprendre pour aux fêtes après, comme je faisais autrefois, la Pentecôte, l'Ascension, enfin toutes les fêtes après. Je ne communiais pas tous les dimanches, à ce moment-là. Alors, très bien, j’y retourne le dimanche d’après.

 Et c’est à ce moment-là, le dimanche après Pâques, que j’ai ressenti quelque chose, intérieurement mais je ne savais pas quoi, une paix, une joie, une joie intérieure.

- Intérieure ? Mais physiquement, vous sentiez quelque chose, une espèce de chaleur ?

-Non, même pas, une paix, une joie intérieure.

-C’est à partir du moment où l’hostie est rentrée en vous ?

-Oui c’est vrai, c’est à ce moment-là !

- Vous ne sentiez pas la présence de l’hostie en vous ?

-Non, pas du tout, la première fois, c’était une paix intérieure, quelque chose, quand même, qui me transformait un peu mais je ne savais pas du tout ce que ça pouvait être et alors, quand je suis rentrée à la maison, cette paix et cette joie, tout a disparu.

 Mais alors, toute la semaine, je ne devais plus communier le dimanche d’après, puisque je devais arrêter et reprendre aux fêtes seulement…

-Oui, parce que vous comptiez ne communier qu’au jour des fêtes ?

 -Oui, absolument comme je faisais autrefois, pour faire plaisir surtout à ma mère.

Bon, alors, toute la semaine, j’ai pensé à ce qui avait pu se produire en moi quand même ce jour-là, parce que j’avais ressenti une paix et une joie intérieure, quelque chose, je me demandais ce que ça pouvait être.

Mais voyez comme j’étais dure pour croire en Dieu, je me demandais encore si ça venait de Dieu. Pourtant je me disais, après une communion, ça ne peut venir que de Dieu, quand même. Mais j’avais encore un doute. Je me dis, qu’est-ce qui a pu se produire ?

Toute la semaine, j’ai pensé à ça.

Eh bien, je me suis dit tant pis ; je ne devais pas communier encore le dimanche prochain mais je vais le faire, plus par curiosité encore que par foi, pour voir s’il allait encore se reproduire la même chose. J’y retourne le 12 avril 1970, pour la troisième fois. A ce moment-là, j’ai communié et sitôt que j’ai eu communié, je me suis sentie comme enveloppée absolument du Christ, comme si, je ne peux pas vous dire, comme si tout se transformait en moi, quand je suis arrivée à ma chaise, comme si je venais de découvrir un autre monde et puis la présence du Christ dans l’hostie, c’est ça surtout. J’ai ressenti sa présence.

-A la deuxième communion, vous n’avez pas ressenti la même chose qu’à la troisième ?

- Non, pas du tout. J’ai ressenti une paix, c’est tout.

-Et après, vous avez ressenti une présence ? Cela se manifestait comment, en plus de la paix, c’était quoi ?

-Eh bien, je ne peux pas vous dire, je sentais le Christ en moi.

-Une autre personne en vous ?

-Oui, une autre personne en moi, c’est comme si j’étais toute enveloppée de Lui ; une joie spirituelle, c’est très dur à expliquer, vous savez... Une joie spirituelle, j’étais vraiment transformée, comme si je venais de découvrir un autre monde.

 Mais tout était merveilleux à la suite de ça, je vous assure. J’ai bien ressenti le Christ vivant dans l’hostie. Je le ressentais en moi, comme si j’étais toute enveloppée de Lui. Je ne peux pas expliquer, c’est difficile.

-Vous ressentiez d’une part la présence du Christ et en plus, la présence dans l’hostie ? Il y avait deux présences alors, ou une seule ?

-Non, non, il n’y avait qu’une présence : quand j’ai pris l’hostie, j’ai ressenti Jésus, là, présent dans l’hostie... Comme si tout se transformait en moi. Comme si je venais de découvrir un autre monde. C’est dur à expliquer, vous savez. Et une paix et une joie intérieure. Les mots sont difficiles à dire, en réalité parce que je crois que le plus beau, on ne peut pas le dire, on a du mal à le dire. Quand je suis repartie à la maison, je me suis dit quand je vais rentrer à la maison, ça va faire comme l’autre fois, tout va disparaître mais non.

Et depuis ce jour-là, j’ai toujours eu cette paix et cette joie intérieure et la certitude que Jésus est bien vivant dans l’hostie, c’est ça surtout. Il y a peut-être des gens qui doutent et même des prêtres, quand ils consacrent l’hostie, qui se demandent si, vraiment, c’est bien le Corps du Christ mais oui, je vous assure que je l’ai bien ressenti, comme si j’étais toute enveloppée, comme s’Il était là en moi, voilà, exactement.

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Le trait dominant de Madeleine et sa simplicité, sa spontanéité, son naturel franc et clair. Elle ne se prend pas pour un phénomène extraordinaire et encore moins pour une grande mystique. Madeleine n'allait plus à l'Église depuis quatre ans et pourtant, j'invoquais le Seigneur très souvent de m'éclairer, car sans aucun doute, il devait exister. J'avais cependant souvent prié, demandé à Dieu de me donner plus de croyances, une preuve de son existence. J'étais comme Saint Thomas. Il me fallait voir quelque chose de surnaturel pour croire. Le soir, souvent, avant de me coucher, j'examenais le ciel étoilé et je me disais: Pourtant, tout ceci n'a pas pu se faire tout seul, pas plus que la sur cette terre et tout ce qui y vit. Puis, plus tard, à la suite d'une confession et d'une communion faite le jour de Pâques pour faire plaisir à sa mère, Madeleine va ressentir une joie extraordinaire, une joie spirituelle. D'un seul coup, à cette communion, je venais de découvrir la présence de Jésus. Je venais de découvrir que Jésus était là, bien vivant dans l'hostie consacrée. Il me semblait à ce moment précis que le monde n'existait plus, mon corps n'existait plus. Avant, je doutais de l'existence de Dieu.

Ma vie n'avait aucun intérêt. Lugubre, cinq enfants à élever, le manque d'argent. Mais depuis ce 12 avril 1970, pour moi, c'est la résurrection de mon esprit, de mon âme. Les soucis matériels se sont envolés. Cette paix intérieur s'élève au-dessus de tout ce qui existe sur cette terre. C'est Jésus, hostie, qui m'a sauvé du doute. Le ciel est au bout de notre vie terrestre, conclut-elle après cette expérience inouï. Pendant deux ans, Madeleine va vivre ainsi en action de grâce. Le Christ l'a préparée à chaque messe en lui faisant ressentir à chaque communion sa présence réelle, physique, dans une joie afin de la préparer pour sa mission à venir qu'elle ignorait totalement à l'époque. Le 28 mars 1972, la rencontre extraordinaire avec le surnaturel commence Les apparitions.

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La préparation spirituelle